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 Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]

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Dim Rebon


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MessageSujet: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 19:19

Hueignrlgw?!

C'est la transcription la plus littéraire possible du bruit que laissa échapper Dim en se réveillant. Un éternuement intempestif couplé à une exclamation de surprise et un reniflement en étant la cause, pour le moins improbable, et aussi probablement la seule façon pour un corps humain normalement constitué d'émettre un son aussi étrange.

Le jeune homme se releva et regarda autour de lui en essuyant machinalement le filet de bave qui avait coulé dans son cou durant son sommeil, l'air hébété. Il regarda sans vraiment la voir la pièce qui lui servait tout à la fois de planque, d'archive et de demeure. Dire qu'elle était mal rangée aurait été un euphémisme presque insultant pour le concept de bazar. Chaotique aurait été plus approprié, mais encore un poil trop faible, pour qualifier l'état de la petite chambre de 5 mètres carré, où s'entassaient pêle-mêle coupures de journaux, classeurs, feuilles solitaires depuis longtemps séparées de leur dossier d'origine, emballage de supermarchés et bouteilles vides. L'ensemble recouvrait quasiment toute la surface praticable sur une bonne trentaine de centimètres, mais laissant tout de même apparaître un vieux fauteil défoncé et une cuisine américaine, miraculeusement épargnée par la marée imprimée.

De cette allégorie de la disparition de la forêt amazonienne émergeait une petite tête dont les oreilles triangulaire, les yeux jaunes et les moustaches identifiait comme appartenant au genre félin, plus précisément: un chat. Et pas qu'un d'ailleur, deux de ses congénères étant respectivement installés confortablement sur le fauteuil et dans un tiroir d'une armoire à dossiers ouverte.

Reprenant peu à peu conscience de la réalité telle que ce mot la désigne généralement, Dim n'eut pas besoin de regarder en direction de la fenêtre, dont les planches qui avaient servies à l'obstruer ne laissaient filtrer que quelques timides rayon de lumière, pour se rendre compte qu'il avait bien trop dormi, la sensation humide du filet de bave qui avait coulé dans ses vêtements suffisant à le convaincre. Il se leva en s'étirant, puis se frotta les yeux dans l'espoir d'en enlever les restes de sa trop courte "nuit".

A peine fût-il levé que les trois flans qui lui tenaient lieu de compagnie fîrent de même, miaulant à tue-tête dans l'intention de bien faire comprendre à leur humain de compagnie que leur droit sacré à être nourri n'importe quand devait être respecté, qu'importe les soucis financiers. Ils déployèrent pour ce faire des trésors d'ingéniosité dans l'unique but d'attirer l'attention de la loque bavante, à peine plus évoluée qu'une limace, qui se traînait maintenant en direction de la cuisine avec l'intention visible de se sustenter, évitant par habitude les multiples fils de laine rouge qui traversaient l'espace aérien de sa chambre, reliant des photos à des noms, des lieux ou des gens. Que ce soit un miaulement étudié pour paraître particulièrement désagréable, un calîn intempestif au tibia encore mal assuré de l'esper, avec juste assez de force pour le faire trébucher, ou encore une attaque en règle des "quelques" dossiers qui traînaient, les trois boules de poils ne ménagèrent pas leurs efforts.

Efforts inutiles, Dim ayant parfaitement compris le message, bien que son cerveau en soit encore à hésiter sur l'univers dans lequel il était tombé, avant de se rendre soudain compte avec effroi que c'était bel et bien le monde réel, et accessoirement que la pièce semblait légèrement encombrée. Il évita néanmoins de se troubler outre mesure de l'état relativement catastrophique de son squatt, préférant continuer à suivre son instinct en direction de la source de nourriture la plus proche: le frigo.

Il tendit la main, ouvrit la porte blanche, et soudain sa mémoire lui revînt avec autant de douceur qu'un énorme lingot d'or enrobé d'une rondelle de citron lui tombant sur la couenne. Son état s'expliquait facilement au vu des nouvelles informations qui affluaient maintenant dans des parties de son cerveau dont celui-ci avait oublié l'existence.

Son dernier souvenir cohérent lui expliquait, non sans une pointe de sarcasme, qu'il venait de passer deux jours de suite sur une enquête longue et particulièrement rébarbative, le vide intersidéral qui remplissait son frigo et la pénurie de carburant pour le chauffage d'appoint qui trônait, inutilisé, dans un coin de la pièce, l'ayant motivé comme jamais. Il convînt que, en effet, le frigo était vide. Il convînt aussi que la température de la pièce avait franchement de quoi faire geler ses attributs virils. Mais une question lui tournait toujours en tête, que l'on pourrait formuler à peu près par:

"How...on est quel jour?"

Il jeta un coup d'oeil à sa montre, pour se rendre compte qu'elle n'était plus à son poignet, certainement définitivement perdue quelque part, loin sous la surface de papier, au sol. L'esper n'avait pas de téléphone et son unique calendrier était périmé depuis près de trois ans. De plus, la glorieuse idée qui lui avait fait acheter un éphéméride avait fait le bonheur des chats, quelques feuillets déchiquetés traînant toujours quelque part dans la couche, en passe de fossilisation, de documents qui traînait sur le sol. Il tenait généralement un compte assez précis des jours pour s'y retrouver, mais son coma léthargique lui avait quelque peu fait perdre la notion du temps, si bien qu'il n'avait foutrement aucune idée de l'espace-temps dans lequel il évoluait.

Il aurait pû digresser sur la relativité du temps et de l'espace jusqu'à ce que ses connaissances sur le sujet s'épuisent, mais un violent courant d'air froid, couplé aux gémissements de plus en plus déchirants de ses trois pensionnaires le décidèrent à bouger. Il se laissa tomber sur le vieux fauteil, sentant grincer comme à leur habitude les ressorts fatigués, et attrapa ses lourdes bottes. Il les enfila puis, piétinant sans vergogne la couche depuis longtemps irrécupérable de déchets, se releva pour attraper son sweet le plus chaud, qui était aussi son unique.

S'approchant de la fenêtre, il fît pivoter discrètement les fausses planches la condamnant et jeta un oeil puis, lorsqu'il fût assuré que personne ne traînait dans les environs pour le voir, il sortit par la mince ouverture, refermant minutieusement derrière lui. Il escalada ensuite, avec la facilité née de l'habitude, la façade du bâtiment en ruines qui abritait sa planque, pour se retrouver sur le toit. Là, il se rendit compte que le trajet jusqu'à la supérette allait être particulièrement long, le vent frais qui soufflait à la cime de bâtiment lui engourdissant les sens, et les doigts. Pestant contre le givré qui avait inventé l'hiver, il parti en direction du district 7, sautant avec une aisance surhumaine de toits en toits, profitant à fond de l'avantage donné par son pouvoir.

Il ne neigeait pas, mais le ciel de plus en plus gris annonçait une averse très prochaine alors que l'esper aux cheveux gris traversait Strange, tel un fantôme. Il râlait d'avance en pensant à la cohue généralisée qui se formait généralement, dégénérant souvent en véritables batailles rangées dont l'enjeu n'était autre qu'un repas chaud et nutritif, avec un peu de chance.

Mais là n'était pas la question. Il devait à tout prix nourrir les trois chats qui avaient élu domicile chez lui, et tant qu'à faire il lui fallait un nouveau bidon de mazout, histoire d'avoir de quoi se chauffer avant que les premières neiges ne tombent et qu'il se retrouve comme un couillon à devoir payer l'hôpital pour soigner ses engelures, comme ça lui était arrivé l'année précédente. Et malheureusement, les trois pauvre billets de 500 yen que contenaient son porte-monnaie n'allaient pas particulièrement l'aider dans cette entreprise. Sa seule solution était de dépenser son modeste pécule pour nourrir ses tyrans de canapé, puis d'utiliser le calme ainsi gagné pour retrouver les informations qu'il avait récoltées pour son client.

Ses réflexions moroses fûrent interrompues alors qu'il traversait une ruelle d'une simple saut, il entraperçu furtivement une scène trop bien connue. Alors qu'il faisait demi-tour, des voix lui parvînrent du sol, et il eut la confirmation de ses soupçons. Car à moins que le jeune homme de Zassou, un des seuls lycée encore plus où moins fréquentable dans le District 10, ne soit soudainement devenu ami avec la bande de voyous qui l'entouraient ça ne pouvait être qu'un énième racket. Ces scènes étaient, malheureusement, bien trop fréquentes dans le coin, mais Dim ne pût s'empêcher de laisser échapper un gloussement amusé à la vue de ce qui se déroulait sous ses yeux.

Le jeune homme, caricature du geek de base, était pris au piège au milieu d'un groupe de huit caricatures de voyous punks d'une telle rareté que l'esper se demanda un instant si les pauvres étaient conscients du fait qu'ils étaient plus ridicules qu'autre chose, bien que le pauvre garçon qu'ils prenaient pour cible ne semblait pas de cet avis.

Mais comme à toute chose malheur est bon, Dim était plutôt content que ces abrutis aient choisis précisément ce jour-là pour essayer de se faire du blé. Non seulement botter des culs le réchaufferait, mais c'était en plus l'opportunité de trouver ce qui lui manquait pour le biond de mazout du chauffage.

Il fît un pas négligeant dans le vide, se laissant tomber sur les épaules d'un iroquois qui n'eut même pas le temps d'avoir l'air supris alors que trentes kilos d'esper et presque autant de bottes lui arrivaient dans le coin de la poire. Mais alors que les autres ne semblaient pas avoir encore remarqué, l'esper aperçu un mouvement du coin de l'oeil.
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Hikaru Hansha


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 20:05


-DEBOUT, MAM'ZELLE HANSHA !!!!


La dite "mam'zelle Hansha" ouvrit lentement les yeux, tandis que le livreur de journaux tambourinait sauvagement a la porte. Elle tatona sa table de chevet, attrapa un lourd livre de cours sur les réalités personnelles, et le jeta contre la porte, ou il s'écrasa lourdement. Les coups dans la porte cessèrent, et la trappe a lettre s'ouvrit pour larguer quelques missives et un magazine. Derrière la porte, une voix bien plus amicale que tout a l'heure salua :

-Bonne journée !


"Bonne journée... Spèce d'hypocrite va" pensa furieusement la jeune fille, avec toute la mauvaise foi dont elle était capable. C'était elle qui lui avait demandé de faire ça pourtant. Quand elle avait emménagé içi, elle avait omis d'embarquer avec elle un réveil. Ses dépenses étant un peu trop serrés pour faire l'acquisition d'un tel objet (et ayant refusé tout net que l'antiquaire lui en donne un), elle avait du trouver une autre solution. Elle trouva son bonheur en la personne du charmant facteur, qui n'avait pas son pareil pour tambouriner a une porte. Touts les jours, a 6h15 tapante, sauf le dimanche. Le réveil parfait, sonnant toujours deux fois. Ou tambourinant, dans le cas présent.

La lycéenne hésita sérieusement a ce lever. Rien que les maigres courants d'air passant sous la couverture suffisaient a lui donner la chair de poule, et ce n'était pas son pyjama qui la couvrirait du froid glacial de la pièce. D'un coup d’œil, elle avisa son uniforme, proprement plier sur une chaise a coté du matelas qui lui servait de lit. Elle jeta son bras, attrapa jupe, culotte, chemise et autres friperies, et ramena le tout dans le lit aussi vite qu'elle put, ce qui n’empêcha pas tout ce corps de frissonner. Après moult gesticulations, elle réussit a ôter son pyjama et a enfiler sa tenue. Ce n'est qu'alors qu'elle retira la couverture, mit ses chaussons, et ce dirigea vers la salle de bain, seule pièce un tant soit peu isolée de l'appartement.

Après s'être aspergé le visage d'eau pour faire disparaitre les dernière traces de fatigue, elle retourna dans la salle principale, qui faisait a la fois office de cuisine, de salle a manger, de bureau, de chambre a coucher et, a l'occasion, de débarras pour l'antiquaire. Malgré son aspect multifonctionnel, elle était parfaitement ordonnée, pas un papelard trainant a terre, pas un grain de poussière sur les étagères, tout était entretenu très soigneusement par la jeune fille qui ne supportait pas de vivre dans le désordre. Elle ramassa le courrier, le posa sur une des tables, mit de l'eau a bouillir, puis jeta deux tranches de pain dans le grille pain avant de consulter sa correspondance. Il y avait une facture d'eau, une lettre de la fédération japonaise de kendô, une revue sur d'histoire, et une dernière lettre dont l'adresse écrite par une main infantile décrocha immédiatement un sourire sur les lèvres d'Hikaru. Elle commença par la facture : Malgré tout les soins qu'elle accordait a l'économie d'eau, c'était encore beaucoup trop cher... Elle se demanda un instant si il y avait une fuite quelque part, avant de hausser les épaules et d'ouvrir la lettre de la fédération. Elle était visiblement invitée a participer aux sélections de l'équipe junior japonaise pour les internationaux. Elle avait parfaitement ses chances, elle le savait, mais encore fallait il trouver de quoi s'entrainer, autre que des voyous dans la rue, qui n'offrait guère de challenge. Et puis, de toute façon, il lui fallait un dojo ou une école affiliée pour participer, et elle doutait que Chûkuyu ait un club de kendô... Elle posa donc la missive, se promettant d'y réfléchir plus attentivement plus tard, pour s'attaquer a la revue. Ce mois ci, un article sur la répression du christianisme sous le Shogunat Tokugawa faisait la première page. Un sujet tout simplement passionnant, du moins selon les critères de la jeune mordue d'histoire. Elle jeta la revue sur son lit : Elle la lirait ce soir, avant d'aller se coucher. Elle ouvrit finalement la dernière lettre, celle a l'écriture de gamin. Comme elle s'y attendait, elle venait de Toshi, son petit frère resté a Fukuoka. Elle recevait presque toute les semaines une lettre, une carte postale, une carte d'anniversaire (peu importe la date) ou un colis venant de lui, a chaque fois accompagné de cette écriture que seule Hikaru pouvait déchiffrer. Quand elle pouvait, elle répondait. A chaque fois, les lettres commençaient par "Cé kan que ta té super pouvoar ?" et celle ci ne faisait pas exception a la règle. Le petit garçon était en effet persuadé que sa sœur était dans une école pour super héros, comme elle était la meilleur samourai du japon et qu'elle allait bientôt devenir une super héroïne super cool avec un vrai costume. Elle avait beau lui avoir expliqué a plusieurs reprises, que ce soit au téléphone ou par lettre, que non, elle ne comptait pas devenir une super héroïne, que non, elle n'était pas dans une école pour super héros, et que non, hors de question qu'elle lui montre ses collants, les lettres continuait a affluer.

La lettre était remplie de faute d'orthographes et de tournures de phrases qui aurait fait vomir un professeur de japonais. Hikaru, elle, trouvait que c'était déjà très bien pour un enfant de deux ans d'essayer d'écrire, même si il y avait quelques défaut, du moment que l'intention y était. Elle finit par poser la lettre sur le bureau, jeter sa trousse dans son sac, rapidement suivit de plusieurs livres. Elle avala les deux toast, coupa le gaz sous l'eau et remplit un thermos avec. Elle le mit aussi dans le sac. Elle décrocha son shinai du mur ou il était entreposé, a coté du sabre véritable que lui avait offert son grand-père, et se débrouilla pour le faire rentrer dans le sac, malgré ses 118 centimètres. Le manche dépassait de la fermeture, mais bon, ça ferait office de fourreau. Il était grand temps qu'elle s'achète un de ces modèles en carbone, il parait qu'on pouvait les démonter pour faciliter le transport. Mais le temps lui manquant pour penser a ça, elle quitta l'appartement, direction l’établissement Chukuyu.

Si Hikaru devait partir aussi tôt, c'était tout simplement a cause de la distance qui la séparait du lycée : il lui fallait bien une heure pour s'y rendre a pied. Chaque matin, elle pestait donc et maudissait le crétin fini qui avait penser que faire une cité en éloignant autant les appartements des école était une super idée. Encore une fois en toute mauvaise foi : Elle appréciait, même si elle avait du mal a s'en rendre compte elle même, cette routine qui la faisait trottiner tout les matins sur plusieurs kilomètres. C'était aussi un bon moyen de faire un jogging sans empiéter sur son emploi du temps. Même si elle sentait la sueur pour le reste de la journée... bah, ce n'était pas comme si c'était important a ses yeux. Elle se moquait bien de sentir bon, elle n'était pas la pour draguer les garçons ou pour devenir idole, mais bien pour travailler.

Au bout de trois-quart d'heure environ, elle arriva enfin en vu de Chukuyu. Elle consulta son emploi du temps : Cours de méthode de mémorisation. Allons bon. On allait encore lui demander de tordre des cuillères. "Comme si ça avait le moindre foutue utilité !" pensa-t-elle amèrement, persuadée qu'il y avait bien mieux pour exploiter son temps que de jouer a l'équilibriste avec un oeuf sur son front, au grand dam du professeur, qui ne parvenait pas a comprendre comment une élève aussi studieuse dans les autres matières n'arrivait a rien. Hikaru avait sa propre théorie a ce sujet : puisque son cerveau était différent, a cause de son temps de réaction, peut être que les méthodes qui marchait sur un cerveau normal ne marchait pas sur elle, ce qui expliquait pourquoi, même si elle se concentrait autant qu'elle pouvait, elle était incapable de la moindre capacité psychique. Certes, elle n'était pas neurologue, mais elle était sure que sa théorie avait un fond de vérité. Ça, et le fait que contrairement aux autres élèves de cette cité, elle se moquait bien d'avoir des pouvoirs.

La journée se déroula simplement, comme de coutume. Et quand la dernière sonnerie retentit, elle sortit la première, comme a son habitude, tandis que ses camarades s'arrangeait sur ce qu'ils allaient faire après. Mais un appel la retint dans le couloir :

-Eh ! Hansha !


Elle se retourna. Le cri provenait d'un des membres de sa classe, Ikuro Tanaka. Un garçon tout ce qu'il y avait de plus normal, hormis le casque de musique qu'il portait en permanence autour du cou, et jamais sur les oreilles.

-Que est ce que tu me veut ?
Demanda elle avec une agressivité dans la voix qu'elle ne souhaitait pas a la base

-On va a la salle d'arcade avec Naoko et Shigeno. Y aura peut être aussi Atsushi, mais comme il as sa punition de maths a faire, pas sur qu'il ait le temps. Ça te dirait de venir ? Ce sera sympa !

La proposition surpris franchement Hikaru. C'était bien la première fois qu'on lui proposait de sortir entre camarades de classe. Et elle était bien tentée de dire oui. Cependant...

-Désolée... ça aurait était avec plaisir, mais je dois aller chez l'antiquaire


Ikuro leva un sourcil surpris

-L'antiquaire ? Tu dois acheter une horloge pour ta grand mère ?


-Non... J'y travaille. Pour payer le loyer.


Il haussa les épaules

-Ah... Dommage. Ils ont sorti un nouveau jeu de combat, en plus... T'es sure que t'as pas le temps ?


-Oui, désolée. Et puis, je suis pas trop jeux vidéos, de toutes façon... Si tu veut te battre, autant faire ça pour de vrai, n'est ce pas ?

-Euh... Ouais, bien sur ! Euh... bah, dommage, hein, une autre fois alors !


Il s'éloigna pour rejoindre le groupe qui l'attendait a la sortie de la salle. Hikaru rajusta son écharpe pour cacher sa bouche, et quitta l'établissement.

Sur tout le chemin, elle ne put s’empêcher de penser a cet événement. Elle aurait vraiment bien aimé y aller, même si elle n'aimait pas vraiment les jeux vidéos. Ça aurait pu être amusant, après tout... Mais elle n'avait vraiment pas le temps de sortir entre amis. Le temps que lui prenait son travail scolaire, le mi-temps a l'antiquaire et ses excursions quotidienne dans Strange était trop conséquent, et si elle voulait continuer a avoir de bonnes nuits de sommeil, elle ne pouvait pas se permettre autre chose. Remarque, elle pouvait bien arrêter d'aller a Strange...

A force de cogiter sur son emploi du temps, elle se détourna de sa route habituelle involontairement. Elle se retrouva ainsi beaucoup plus profond dans Strange qu'elle ne le voulait. Quand elle se rendit compte de sa bêtise, elle fit demi-tour, tout en se maudissant de sa propre inattention. Mais un attroupement dans une impasse attira son attention : Un groupe de punks, plus punks que punks, entourait un pauvre hère qui avait visiblement perdu son chemin. Nul doute que la situation allait s'envenimer rapidement pour lui. Elle eut un sourire : Voila quelque chose qui lui viderait l'esprit. Un bon combat.

Elle dégaina son shinaï, et s'approcha du groupe en marchant naturellement. Les voyous ne s'occupaient pas du tout d'elle, et ne l'avait surement même pas remarquée. Quand elle fut a vingt mètres du groupe, elle s'élança au pas de course, et leva son shinaï en garde de coté, la plus appropriée a une frappe en course. Le bruit de ses pas attira l'attention de l'un des délinquants, qui se retourna juste a temps.

-Raï ! S'écria-t-elle alors qu'elle frappait son adversaire d'un violent coup sur le menton.

Il s'écroula a terre lourdement. Et quelque chose tomba aussi très lourdement sur un de ses camarades, non loin du mur. Mais elle ne se soucia pas de ce sujet, et s'occupa plutôt d'un autre des délinquant, qui s'avançait une batte a la main.

-Salope !
Cria-t-il dans un éclair de génie

Elle eut un sourire carnassier, et para facilement l'ample coup de batte que le voyou tentait de lui asséner. Elle répliqua d'un violent coup sur la tempe gauche, avant d'enchainer immédiatement avec un coup sur le sommet du crane, les deux ponctuer du même "Raï !" que tout a l'heure. Son kiaï. Son bon vieux cri de guerre, qu'elle adorait pour sa signification dans l'Art de la Guerre de Sun Tzu : frappant comme la foudre. Une façon claire d'annoncer qui elle était.

-Alors... A qui le tour, messieurs ?
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Dim Rebon


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 20:56

Dim avait tourné la tête à l'instant même où une forme déboulait dans la ruellela forme s'approcha d'un délinquant qui eut l'air bien surpris lorsqu'un sabre de kendo vînt tester la résistance de son visage (qui s'avéra pour le coup plutôt faible).

- Raï!

La forme s'était immobilisée quelques instants alors que les punks se retournaient, alertés par les pas et les cris, celui de leur camarade et celui de la jeune fille aux cheveux blancs qui venait de mettre àau sol un homme qui devait peser au bas mot moitié plus lourd que ce que sa corpulence taille laissait suggérer.

Enfin, jeune fille. Du moins Dim le supposait-il en regardant les traits fins de son visage, car ses cheveux d'un blanc pour aurait parfaitement eût sa place dans un rassemblement de petits vieux. Mais il décida d'omettre ce détail. Après tout, il avait connu quelqu'un avec des naturellement roses, alors des cheveux blancs... La jeune fille ne devait probablement pas avoir plus de dix-huit ans puisqu'elle portait une jupe d'uniforme, typique d'une lycéenne. Néanmoins sa veste d'hiver et son écharpe empêchaient l'esper d'identifier son établissement d'origine.

Et il n'en aurait pas l'occasion avant d'avoir la paix semblait-il, puisqu'un des délinquant moins limité que les autres, ou peut-être moins bourré ce qui était tout aussi probable, eût quelquechose qui ressemblait à un réflexe. Ses trois neurones se sacrifièrent vaillemment pour lui permettre un véritable tour de force: doner un coup de batte de baseball tout en injuriant la gamine qui l'interrompait dans sa saine activité quotidienne.

- Salope!
- Raï! Raï!

Le punk était à terre et Dim cligna des yeux. La jeune fille semblait particulièrement adroite avec son arme, sans compter que sa technique était parfaite aux yeux d'un néophyte tel que lui. Il n'avait que peu de notions de kendo, mais son expérience du combat lui souffla que cette simple lycéenne était particulièrement douée, sans compter que ça n'était vraisemblement pas sa première bagarre de rue. Elle avait frappé son adversaire de manière à l'assommer presqueinstantanéement avec une économie de mouvements et une précison impressionnantes.

Alors que la jeune fille se présentait d'une presque aussi clichée que le look de ses opposants, Dim eut un rire intérieur qui se manifesta par un large sourire. Il vivait dans la cité scolaire depuis toujours et à Strange depuis près de six ans, mais il arrivait encore de s'extasier devant les prouesses d'une simple lycéenne.

Quelque chose remua sous son pied, attirant un instant l'attention de l'esper: sa victime commençait à se remettre de l'attaque surprise qu'elle avait essuyée. L'homme avait eu le nez brisé lors de son contact viril avec le sol et le sang coulait abondamment sur son visage. Dim jeta rapidement un coup d'oeil au combat qui s'annonçait à seulement quelques mètres de sa position, les protagonistes semblant trop absorbés les uns par les autres pour daigner remarquer sa présence.

Les voyous ivres s'organisaient d'une façon étonamment intelligente pour la bande de décérébrés qu'ils étaient, bien que l'esper soupçonnait fortement le hasard d'y être pour quelque chose, formant un demi-cercle autour de la jeune fille à l'écharpe rouge tout en se maintenant relativement hors de portée de la dangereuse amre de bois. Certains d'entre eux avaient saisis des couteaux, d'autres étaient armés de barre de fer, ou plus simplement de leurs seuls poings. Ils comptaient certainement sur leur nombre pour l'emporter. Et ils n'avaient pas tout à fait tord. Car aussi douée qu'elle puisse être, la lycéenne risquait bien de se faire ensevelir sous la masse en cas de combat à cinq contre un, d'autant plus qu'une partie du groupe semblait fréquenter plus souvent une salle de musculation qu'une baignoire.

Dim soupira lorsqu'il se rendit compte qu'il se refusait à laisser tomber l'imprudente. Après tout elle essayait certainement de sauver la peau du gamin, qui semblait ironiquement plus vieux quelle, qui tremblotait, asssis au sol contre le mur. Et puis ces délinquants représentaient un peu des portes-monnaie sur pattes aux yeux de l'esper fauché. Il attendit donc quelques secondes, ménageant son effet de manière à ce que la tension soit à son paroxysme au moment où il interviendrait. Puis soudain, alors que la situation semblait atteindre son poit de rupture du côté des voyous (la lycéenne, elle, gardait un sang-froid remarquable et ne baissait pas sa garde un seul instant, tâchant de surveiller les mouvements de tout ses ennemis à la fois), l'esper aux cheveuxgris se décida à intervenir.

Il leva la jambe droite, un sourire carnassier étudié pour sembler réaliste plaqué sur le visage, et écrasa sa botte dans l'entrejambe de l'homme au sol d'un violent coup de talon. Il y avait mis pas mal de force et fût récompensé en sentant une légère résistance disparaître, un peu comme s'il venait de briser une noisette sous son pied. C'était d'ailleur certainement le cas au vu du véritable hurlement de douleur qui sorti de la gorge de sa victime. Le pauvre homme hurlait à s'en déchirer plusieurs fois la voix, presque comme s'il venait d'être émasculé à vif. Hum? Oui c'est bel et bien ce qui vient de lui arriver en effet.

"Ça devrait suffire comme présentation" pensa l'esper, son grand sourire toujours plaqué sur le visage, bien qu'un peu plus crispé en raison des vagissements de douleur de l'homme à ses pieds.
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Hikaru Hansha


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 20:58

Hikaru aurait pu espérer que ces messieurs feraient la queue, étant donné leur quotient intellectuel qui ne devait pas dépasser 42, mais il utilisèrent une stratégie qui surprit la jeune fille de par sa complexité (du moins, complexe pour ses adversaires) : Ils formèrent un demi-cercle autour d'elle, et sortirent chacun diverses armes. Elle nota en particulier une barre en fer, et deux couteau d'environ 25 centimètres chacun, a cran d'arrêt. La vue des armes blanches tira un sourire moqueur a la championne de kendo : "Comment peut on sérieusement espérer toucher quelqu'un avec un truc aussi petit ? Ce type doit avoir une agilité de ninja pour avoir survécu aussi longtemps avec un jouet pareil !" pensa-t-elle avec toute l'ironie dont elle était capable. Elle jugea la distance qui la séparait de ses adversaires : Elle ne pouvait pas la couvrir d'un pas, comme elle aurait aimait que ce le soit. Cela lui aurait permis d'en assommer un sans trop bouger de sa position, et de pouvoir revenir sur ses appuis rapidement. Mais la, pour toucher, elle allait devoir faire un bond, ou courir. Et ça la déséquilibrerait, ce qui l’empêcherait de les assommer en un coup, leur laissant ainsi une chance, même infime, de répliquer. Et elle préférais rester prudente, d'autant plus que malgré leur tailles, les couteaux semblaient au moins aiguisés, et elle ne tenait pas a en avoir un dans le ventre.

Il lui fallait un plan, et vite. Quelque chose qui lui permette de bénéficier a nouveau de l'effet de surprise qui lui avait permit de prendre son éphémère ascendant de début de combat. Mais les cinq avaient leurs yeux abrutis par l'alcool braqué sur elle, et en attaquer un reviendrait a ce faire immédiatement sauter dessus par les quatre autres. Elle avait bien un coup qui lui permettrait de faire un maximum de dégât rapidement : Il n'était bien évidemment pas issu d'un manuel de kendo, étant donné que les techniques de ce sport sont plus orientées vers le combat en un contre un que vers les affrontements de masse. C'était une technique qu'elle avait inventée elle même, pour le combat de rue. une technique qui n'était cependant pas le moins du monde prête a l'usage en combat...

Elle resserra sa prise sur son shinai, et inspira profondément. Ses jambes fléchirent légèrement, prête a couvrir d'un bond la distance qui la séparerait du voyou qui lui faisait face. Et elle allait sauter, quand un terrible hurlement venu des tréfonds de l'enfer ("mais plus féminin sur la fin" remarquera Hikaru quand elle repenserait a cette scène plus tard) s'éleva de derrière le groupe. Dans un ensemble digne du cirque du Soleil ou d'un ballet étoile, tous tournèrent la tête vers l'origine du bruit, dans un mouvement parfaitement synchronisé. Tous sauf Hikaru, qui n'avait pas quitté des yeux le délinquant qui lui montrait désormais son oreille gauche. Elle n'attendit pas une seconde de plus et s'élança. Elle positionna son shinai tel un sabre dans son fourreau, et quand elle arriva devant son adversaire, déplaça son centre de gravité vers la gauche, a tel point qu'elle faisait désormais plus face au délinquant a coté de celui qu'elle regardait initialement. Elle était contorsionnée dans une position peu confortable, comme si elle étirait sa jambe, qui fit âprement protester son genou. Puis dans elle donna la plus puissante impulsion qu'elle pouvait donner a sa jambe gauche, et effectua un grand mouvement rotatoire avec son arme. Tout son corps fut propulsé vers la droite, tandis que le sabre de bois heurtait violemment la tête d'un premier, puis d'un second adversaire, qui s’écrasèrent au sol après avoir réaliser un double axel involontaire dans les airs. Un coup tellement fort qu'il retourne tout les adversaires d'une frappe. un coup qu'elle avait baptisé Gyakuten. Mais la force pour frapper le troisième des délinquants, celui qui était tout a droite, manquait. Il leva sa barre de fer, par réflexe, et para la lame de bois de la jeune fille, en poussant une exclamation surprise. Hikaru écarquilla les yeux, tout aussi surprise : Elle ne s'attendait a ce que son coup, même aussi faible, puisse être paré. Un violent coup de poing la cueillit depuis son angle mort. La frappe lui fit l'effet d'une violente douche glacée. Elle tourbillonna, et asséna un prodigieux sur le crane de celui qui avait osé le toucher, tout en poussant un "Raï !" plus féroce encore que les autres, presque hystérique. Son agresseur s'écroula au sol, et elle, encore sonnée, se redressa dans une garde un peu plus digne, et recula hors de portée du bandit a la barre. Elle en avait eu un avec un couteau, et deux qui se battait a mains nues. Il ne restait donc plus qu'un couteau, et l'ahuri chanceux armé de sa barre. Elle leur aurait bien immédiatement sauter dessus, mais le coup de poing qu'elle avait subit avait perturbé son sens de l'équilibre, et elle avait du mal a rester debout. Elle savait que ça ne prendrait que une ou deux minute a corriger, mais elle ne comptait pas s'offrir a ses ennemis dans ce laps de temps. Elle remarqua alors un homme derrière ses adversaires. Un homme tout petit. Plus petit qu'elle, en tout cas, aux cheveux d'un noir a peu près aussi terne que les cheveux d'Hikaru étaient blancs. Il portait un simple sweet a capuche qui semblait avoir était piétiné par toute une cavalerie Takeda. La position de sa botte droite (tellement imposantes que la jeune fille se demanda combien il avait payé pour corrompre les lois de la gravité) par rapport a l'entrejambe de l'homme qui gisait a ses pieds fit grimacer Hikaru, étant donné l'explication purement atroce qu'elle apportait au hurlement de tout a l'heure. Ce type a la capuche n'était surement pas un allié des délinquants. Mais tant bien même, pas sur qu'il soit l'allié d'Hikaru...
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Dim Rebon


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:06

Dim était particulièrement impressionné par la performance dont il venait d'être le témoin.
La jeune fille avait profité de l'instant de flottement provoqué par le hurlement du petit tas de chair sanglotant qui se roulait désormais de douleur aux pieds de l'esper pour s'élancer combler la distance la séparant de ses adversaires sans se laisser troubler une seule seconde. Deux ennemis tombèrent en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Tu vas voir ce que tu va prendre enfoiré" si on le dit très très vite et qu'après on passe 'enregistrement en vitesse x2.

Et encore, "tomber" est un euphémisme à la vue de ce qu'ils venaient effectivement de recevoir de façon bénévole en pleine mâchoire, leur faisant exécuter un magnifique axel à environ un mètre vingt au dessus du niveau du sol, suivi d'un autre à une soixantaine de centimètres, avant de revenir embrasser le plancher des vaches. Passablement impressionné, l'esper nota tout de même d'éviter à tout prix de se manger un coup similaire à l'avenir. Car si la force qui avait été déployée par la lycéenne n'avait qu'assomé deux punks relativement baraqués, elle avait toutes le chances d'envoyer quelqu'un de frêle comme l'esper directement à la case hôpital.

Mais elle avait visiblement sous-estimé ses adversaires, ou présumé de sa force, tout à fait honorable celà dit, puisque celui qui aurait dû être frappé en troisième position réussit à parer le coup qui lui était destiné sans trop transpirer. Instantanéement, l'esper devina ce qui allait suivre. Dans un combat contre plusieurs adversaires, chaque instant est particulièrement précieux, chaque angle est important et rester en mouvement constant est primordial. Hors la jeune fille venait de commettre plusieurs erreures qui risquaient bien de lui être fatales. Non seulement son coup "de la mort" l'avait immobilisée, durant un laps de temps assez court certes mais cela restait une immobilité, mais elle avait aussi oublié de vérifier tout ses ennemis, emportée par la fièvre du combat qu'elle était. La parade intempestive de son adversaire avait ouvert un immense angle mort, qu'un des punk s'était empressé de combler d'un coup de poing.

Toute lycéenne normale se serait écroulée après un tel coup en pleine tête, voir même toute personne de son âge, mais Dim eut vite la preuve, s'il en avait encore besoin, qu'il n'était pas façe une lycéenne normale. Au lieu de tomber net assommée ou de voler contre un mur, elle profita de l'élan donné par le coup de son adversaire pour lui envoyer un coup tournoyant, encore une fois en pleine tempe. L'esper en profita pour se rendre compte de la précision quasi-surhumaine de la jeune fille, son sabre frappant toujours la tempe avec un efficacité foudroyante. Elle ne frappait pas pour tuer, mais n'hésitait pas à appuyer son coup plus que de raison s'il le fallait.

Néanmoins, précision surhumaine ou pas, résistance hors normes où pas, Dim savait qu'elle était cuite. Le violent choc qu'elle venait de subir l'avait deséquilibrée et avait visiblement faussé sa preception des distance puisqu'elle tenait tant bien que mal sa garde...à près de dix centimètres à côté de l'endroit où se trouvait son adversaire le plus proche.

Avec un soupir résigné, l'esper se décida à entrer en action avant que cette fille décidément exceptionelle ne finisse dans un état exceptionellement grave. Il sprinta sur trois pas en direction de l'homme le plus proche de lui, le dernier qui tenait un couteau. Il profia de sa course pour modifier son point d'attraction et, une fois arrivé à portée crédible, il activa son pouvoir à l'instant même où il entamait un saut à pieds joints. La force qui l'attirait désormais en direction de l'oreille de son adversaire lui fît prendre rapidement de la vitesse et il percuta sa cible en un magnifique double coup de pied tombé (selon le référentiel d'attraction actuel pour lui-même, en vrai son coup était particulièrement horizontal). A l'instant ou il sentit son adversaire, pris par surprise, céder sous la pression, il modifa une nouvelle fois son référentiel en direction du mur à moins d'un mètre de là, continuant ainsi sur sa lancée et entraînant par la même occasion sa malheureuse victime, dont la tête se retrouva brusquement écrasée entre un mur de béton et une paire de semelles renforcées.

Dim rétablit une gravité normale, donnant un violent coup de hanche pour retomber à quatres pattes plutôt que de se rétamer sur le dos, persuadé d'avoir senti la mâchoire de son adversaire émettre un claquement d'assez bonne augure pour les finances de son dentiste-chirurgien. Il jeta un oeil au dernier voyou alors que le tas de chair inerte glissait lentement en direction du sol dans son dos, laissant une traînée sanglante sur le béton sale du mur. La lycéenne évitait peut-être de trop amocher ses opposants, mais ça n'était pas son cas à lui.

A peine était-il assuré de la position de sa cible, qui le regardait d'un air qui hésitait encore entre l'étonnement, la colère et la peur, son pauvre cerveau imbibé d'alcool ayant encore du mal à comprendre ce qu'il venait de se passer, qu'il reparti derechef. Il couru pendant trois pas autres pas, ne prenant même pas la peine de se relever à fond, puis il entama ce que n'importe qui aurait pris pour une glissade rapide...à deux centimètres du sol.

En effet, Dim avait de nouveau changé son référentiel et tombait maintenant en direction des jambes de l'iroquois à l'air hébété, ramassant le couteau qui était tombé en premier lieu au passage. Il ne lui fallu pas plus d'un instant pour passer ses jambes entre celles largement écartées de l'homme armé. L'esper attendit que ses bras soient en position et planta un coup de la petite lame à cran d'arrêt dans la jointure du genou qui s'offrait à lui. Mais il est une loi dans l'univers qui dit que s'accrocher à quelqu'un avec un couteau risque de faire plutôt mal à la personne, dix centimètres d'acier étant souvent plus solides que dix centimètres d'articulation. Rippant sur les os, la lame à moitié émoussée arracha plus qu'elle ne coupa une bonne partie des nerfs et des tendons qui constituaient jadis le genou du punk. Celui-ci ne se rendit compte de la douleur que lorsque sa jambe refusa soudain de le porter, l'étalant ainsi face contre terre, alors que Dim revenait à une gravité normale au milieu de la gerbe de sang.

Le tout n'avait pas duré plus de cinq secondes, mais l'esper sentait son coeur battre à toute allure sous le coup de l'adrénaline. Toujours à quatres pattes au sol, il reprenait son souffle tout en attendant que la sensation de tourni qui accompagnait de telles manoeuvres se dissipe. Il jeta un coup d'oeil à la lycéenne, celle-ci n'avait toujours pas bougé et le regardait avec un air de l'esper n'arrivait à distinguer. Mais il fronça les sourcils lorsqu'il entendit les cris de douleur et les insultes peu agréables à son oreille lancées à tout bout de champ par sa dernière victime, gisant dans son propre sang.

Au sol, le jeune homme, pas plus d'une vingtaine d'années, ne pouvait penser à rien d'autre que l'horrible douleur de son genoux. Il n'avait pas compris. Le petit homme aux cheveux gris avait glissé sous lui à une vitesse ahurissante, puis il avait ressenti une violente piqûre à la jambe gauche avant de sombrer dans les larmes. Au milieu de celles-ci, il pût apercevoir une silhouette levant le pied avec une moue de dégoût et entendre quelque chose comme "Tes cris sont particulièrement chiants. Ferme-là".

Il pensa pendant un instant qu'il aurait mieux fait d'écouter sa mère au lieu de traîner avec les copains du gang, puis une botte s'écrasa avec violence sur son visage et il sombra dans le noir.
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Hikaru Hansha


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:07

La mâchoire inférieure d'Hikaru faillit tomber a terre quand elle vit le coup de pied qui cueillit son dernier adversaire. Un coup de pied purement horizontal au sol, sur plusieurs mètres, qui alla écraser la tête du pauvre hère qui, bien que n'étant pas blanc comme neige, ne méritait probablement pas un tel traitement. Elle crut même entendre un crâne se briser, ou bien quelque chose dans le genre. L'homme a la capuche effectua une sorte d'acrobatie indéfinie pour se réceptionner sur ses jambes plutôt que sur son nez, et avisa le dernier des badguys. Il semblait trop terrifié pour bouger le petit doigt, aussi elle baissa sa garde. De toute façon, même si il l'attaquait quand même, elle aurait très largement le temps de la relever. Mais son allié aux bottes de soldat américain n'eut pas la même pitié, et glissa vers son adversaire. Sur environ cinq mètres, a deux centimètres de sol.

"Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ?"
ne put s’empêcher de marmonner dans sa barbe la jeune fille, avant de se souvenir qu'elle était a la Cité Scolaire, lieu ou les lois de la physique semblaient bien peu strictes.

Elle détourna le regard du combat. Elle avait a peu près une idée de ce qu'il allait ce passer, étant donner le couteau a cran d'arrêt que l'esper avait récupérer et qu'il manipulait avec l'habilité d'un boucher professionnel. Le cri de douleur horrible qui s'ensuivit confirma son idée, et un vague coup d’œil désapprobateur lui attesta finalement la situation : Le voyou s'était fait violemment embrocher le genou.

"Tes cris sont particulièrement chiants. Ferme-là pauvre merde"


Un dernier coup, et les cris cessèrent. Elle ne put s'empêcher de penser que malgré la situation, c'était purement excessif. Tout comme écraser le crane de l'autre contre le mur. Avec les compétences qu'il semblait avoir, il aurait parfaitement pu les maitriser sans les amocher autant.

"Vous êtes obligé d'en faire autant ? Il était déjà hors d'état de... oula"


Un vertige, dernier relent du coup qu'elle avait pris, lui fit brusquement tourner la tête. Elle luta un instant pour rester debout, la désagréable impression s'estompa et son sens des distances tout comme son sens de l'équilibre redevinrent normale. Elle rengaina son shinai, et chercha du regard l'imprudent qu'elle était venue sauver a la base. Il tremblotait dans un coin, mais ne semblait pas blesser. Elle poussa un soupir, et vérifia l'état de ceux qu'elle avait assommé. Pas qu'elle se soucie vraiment de leur santé, mais si elle avait mit trop de force et qu'elle en avait tuer un, elle se ferait surement arrêtée et on lui ôterait sa licence de kendo. Chose qu'elle voulait, bien évidemment, a tout prix éviter. Elle s'approcha finalement de celui qui avait eu le crâne écraser contre le mur. La jeune fille poussa un nouveau soupir.

"Si on appelle pas une ambulance, ils risquent d'avoir des séquelles a vie. Si vous vouliez faire votre BA de la journée, c'est raté..."


Elle sortit son portable de son sac. Le modèle le plus simple qui puisse exister sur le marché, juste capable de téléphoner et d'envoyer des messages, car c'était les seules fonctions qu'Hikaru avait eu la patience d'apprendre a utiliser. Tout le reste n'était que gadget a ses yeux. Elle composa le numéro d'urgence de la cité, mais avant de porter le combiné a son oreille, adressa un nouveau regard a son camarade de combat :

"Et la prochaine fois, n'intervenez pas. Je m'en sortait très bien toute seule, vous savez."

Elle pressa la touche d'appel, et porta l'appareil a son oreille

"Service d'assistance d'urgence de la cité scolaire, quelle est votre demande ?"
demanda l'appareil.

"Bonjour. Il y as ici deux hommes qui nécessitent des soins d'urgence. L'un d'eux c'est cogné contre le mur, et je pense qu'il as la mâchoire fracturée. L'autre a une profonde entaille au genou gauche. Il faudrait faire vite, s'il vous plait."


"Bien sur ! Quelle est votre position ?"


"10eme District"


La voix féminine a l'autre bout du fil marqua un silence.

"Nous ferons ce que nous pourrons."

Et la communication fut coupée. L'étudiante porta un regard ennuyé au téléphone. Aucun conseils de premiers secours, aucune recommandation, aucune prévision de temps pour intervention ? Étrange. Pourquoi tout le monde réagissait comme ça quand on parlait de Strange ? Elle rangea finalement le téléphone, et s'assit par terre.

"Vous avez un nom, esper ? Je suis Hansha Hikaru. Mais vous avez peut être entendu parler de moi sous un autre nom..."
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:11

La lourde botte renforcée s'abattit avec un bruit mat sur le visage de sa dernière victime, ramenant dans un la rue un silence qui n'était troublé que par le bruit de leur trois respirations précipitées.
À peine avait-il retiré sa semelle du visage du jeune homme que Dim se laisse tomber nonchalamment sur le corps qui avait cessé ses soubresauts de douleur. Puis, s'accroupissant à ses côtés, il se mît en devoir de fouiller les poches du voyou avec application à la recherche de son objectif principal.

"Vous êtes obligé d'en faire autant ? Il était déjà hors d'état de... oula"

L'esper ne se retourna même pas au son de la voix de la jeune fille, et ne bougea pas plus lorsqu'il entendit celle-ci manquer de retomber suite à un vertige.

"Tu devrais plutôt penser au tiens au lieux de t'inquièter de ces déchet, gamine" pensa l'esper. Mais il ne le dit pas à voix haute. D'un part parce qu'il était impressionné par la résistance de la lycéenne, qui trouvait encore la force de parler si peu de temps après s'être mangée un sacré coup, mais aussi car il venait de trouver son bonheur, sa bouche étant donc occupée à laisser entendre un petit "Ha!" de satisfaction à la vue du petit objet de tissu.

"Si on appelle pas une ambulance, ils risquent d'avoir des séquelles a vie. Si vous vouliez faire votre BA de la journée, c'est raté...
Et la prochaine fois, n'intervenez pas. Je m'en sortait très bien toute seule, vous savez."


"Promis, la prochaine fois je te laisserais te faire tuer, ça m'évitera d'avoir à me faire engueuler par une inconsciente altruiste. J'te jure" Une fois c'est pensées formulées, il ne lui restait plus qu'à reporter son attention sur ce qu'il tenait dans les mains.

Il n'était pas particulièrement courant que des petites frappes possèdent un porte-monnaie, ceux-ci préférants généralement mettre l'argent directement dans leurs poches, mais la présence d'un tel objet signifiait généralement une bonne pêche pour l'esper. Il le secoua et un large sourire éclaira son visage à la vue des billets qui lui tombaient dans la main. Il y en avais au moins pour 10 000 yen, sans compter la petite monnaie. Le jeune homme qu'il venait d'estropier était certainement la personne chargée de conserver l'argent du racket pour le partage à la fin de la journée. Cette méthode n'était pas très usitée dans le coin, mais tomber sur un groupe aussi idiot illuminait la journée de l'esper.

"Inutile de fouiller les autres, ils n'ont probablement que de la petite monnaie." réfléchit-il.
Il s'assit lourdement sur le corps ensanglanté avec un soupir alors que, dans son dos, la jeune fille appelait les secours. Dim leva un sourcil dubitatif. Il se dit une seconde qu'il pourrait la prévenir que les ambulances acceptant de venir au beau milieu de Strange étaient une espèce disparue, mais il se ravisa en voyant la tête qu'elle tira: elle venait visiblement d'en faire l'expérience.

"Parfait, rien ne vaut l'expérience personelle pour éduquer quelqu'un" pensa l'esper. Puis il tourna la tête en direction du lycéen, qui réflexion faite semblait même plus âgé que l'épéiste aux cheveux blancs. Celui-ci était pâle comme un linge et semblait sur le point de vomir de peur tellement il tremblait.

Sa réaction disproportionnée avait de quoi faire sourire, et l'esper se dit qu'après tout la leçon lui avait peut-être suffit. Mais il se ravisa. S'il commençait à penser comme ça il serait forcé d'intervenir à chaque fois, et ses journées seraient absolument sans fin si cela devait arriver. Il se préparait donc à aller faire payer le sauvetage au jeune homme lorsque la voix de la fille, dont les paroles étaient visiblement dirigées vers lui, lui parvînt.

"Vous avez un nom, esper ? Je suis Hansha Hikaru. Mais vous avez peut être entendu parler de moi sous un autre nom..."

Dim suspendit son geste dès qu'il compris le sens de ces paroles, alors qu'une sueur glacée lui coulait déjà le long du dos. Il avait compté sur le fait que la jeune fille soit sonnée pour utiliser se spouvoirs en toute quiétude, mais ses sens n'avaient visiblement pas étés assez amochés pour qu'elle n'ait pas remarqué ses mouvement bien peu orthodoxes envers les lois de la gravité. Inutile de nier, cela ne ferait qu'ajouter à la certitude de cette lycéenne bien trop attentive à son goût. Dans ce cas...

"Esper? Jeune fille, ne prends pas l'habitude de considérer d'emblée tout ce que tu ne comprend pas comme un pouvoir d'esper, celà pourrait te coûter cher."

Il souriait en disant ça, d'un sourire aussi franc et amicale qu'il le pouvait, mais en vérité il se demandait sincèrement s'il n'aurait pas dû la laisser se faire tuer en fin de compte. Si quelqu'un venait à découvrir son secret...et bien ça n'en serait plus un et il devrait certainement cesser ses actions durant un bon moment, le temps que la rumeur meurt d'elle-même. Mais quoi qu'il en soit, il ne pourrait plus dormir sur ses deux oreilles si une telle rumeur, qu'un esper corrige impunéement des ordures dans Strange, arrivaient jusqu'à un chef de gang un peu trop fier. Rien à faire, il ne pouvait définitivement pas expliquer à une personne qu'il venait de rencontrer que divulguer une telle information serait lourd de conséquences. Il lui fallait quelque chose pour détourner son attention..
Faisant mine de réfléchir un instant, l'esper fouilla activement ce qu'il savait des dernières nouvelles du dixième district.

"Hum..."L'escrimeuse fantôme", c'était pas quelque chose du genre? Une forme blanche aurait été rapportée par quelques gangs en bordure de Strange. Mais la plupart d'entre eux étaient alcoolisés, donc personne n'y prête vraiment attention. Je me trompe?"

Dim venait de lancer l'idée un peu au pif. La jeune femme était certainement particulièrement reconaissable avec des cheveux de cette couleur, et si elle n'en était pas à son premier combat cela signifiait forcément qu'elle avait déjà dû corriger quelques racailles. Néanmoins, le fait qu'il n'ait absolument pas entendu parler de cette gamine et son regard qui ne possédait pas la dureté de celui des autochtones vivant si profondément dans les quartiers pourris de Strange voulait dire qu'elle devait vivre quelque part près d'une autre division de la cité.

L'esper eut un sourire alors qu'il jouait son quitte ou double. Soit il avait la paix, soit...
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Hikaru Hansha


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:12

"Esper? Jeune fille, ne prends pas l'habitude de considérer d'emblée tout ce que tu ne comprend pas comme un pouvoir d'esper, celà pourrait te coûter cher."

Elle eut un rictus crispé, en voyant le grand sourire qu'affichait l'homme en face de lui. Il se fichait vraiment d'elle ? Déjà qu'elle avait eu la bonté de le laisser effectuer ses bassesses, a savoir fouiller les corps. "Tel une charogne après la bataille" pensa amèrement Hikaru. Elle n'aimait décidément pas spécialement ce gars. Deja qu'il intervenait dans son combat, il manquait aussi de respect a ceux qu'il avait probablement estropié a vie... La moindre des choses aurait était au moins de les allonger dans un position plus digne... Il se tourna a nouveau vers elle, la mine pensive :

"Hum..."L'escrimeuse fantôme", c'était pas quelque chose du genre? Une forme blanche aurait été rapportée par quelques gangs en bordure de Strange. Mais la plupart d'entre eux étaient alcoolisés, donc personne n'y prête vraiment attention. Je me trompe?"

Elle poussa un soupir agacé, et s'approcha de l'esper main sur le shinai.

-Ne me prenez pas pour une crétine. J'ai rarement vu des gens donner des coups de pieds pareil, et encore moins jouer a glisser a cinq centimètre du sol. Soit c'est des pouvoirs psychiques, soit c'est de la magie, et que mes ancêtres s'en retournent dans leurs tombe si c'est le cas !


Elle récupéra la barre de fer qu'avait abandonné le pauvre homme qui s'était fait déchirer le genou, puis fouilla dans son sac a la recherche d'un quelconque bout de tissu. Sa paire de chaussettes de rechange devrait faire l'affaire. Elle s'agenouilla ensuite a coté du type au genou esquinté, que l'esper avait fouillé, et bricola une attelle pour éviter qu'il ne bouge trop le genou dans son inconscience ou en essayant de se relever. Tout en s'affairant, elle continua :

-Et j'aurais penser que vous étiez un autochtone, étant donné votre façon de faire. Les gens du coin me connaissent sous le nom d'Hikari no Bokuto, même si je trouve que l'escrimeuse fantôme, c'est assez glorifiant, aussi... Mais je doute que ce soit moi. A moins que vous n'ayez tout inventé, n'est ce pas ?


Elle le gratifia d'un sourire tout aussi hypocrite que celui qu'il lui avait adressé plus tôt. Elle serra une dernière fois l'attelle, et s'approcha de celui qui avait eu la mâchoire fracassé, passant devant le nerd qu'elle était venue sauver a la base.

-Va t'en, et évite de revenir dans le coin, veut tu. Dans ton intérêt, bien sur.


Il hocha faiblement la tête, mais ne bougea pas d'un poil. Il tremblait tellement qu'Hikaru eut un sourire moqueur, avant de se désintéresser superbement de lui pour l'homme a la mâchoire de verre.

-Pour celui la, je suppose qu'il n'y as rien a faire... Joli coup de pied, au fait. Je doute qu'il ait compris ce qu'il lui est arrivé... Bof.


Elle se désintéressa aussi de celui la, et reporta son attention sur l'homme a la capuche et d'un ton tellement mielleux qu'il aurait rendu malade un bisounours, elle demanda :

-Bon ? Je me suis présentée, sous la plupart de mes alias, je n'ai montrer aucune preuve de violence envers vous, et je peut vous assurer que ce n'est pas mon genre de frapper dans le dos. Je préféré les approches plus directes. Donc vous pourriez me donner votre nom ? Ou même un alias, je m'en moque. tant que j'ai un moyen de vous appeler autrement que "Monsieur l'esper", je serais satisfaite.


Elle tapota deux fois le manche de son shinai et adressa un petit sourire a l'esper

-Et je n'aime pas être insatisfaite, vous voyez ?
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Dim Rebon


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:19

-Ne me prends pas pour une crétine. J'ai rarement vu des gens donner des coups de pieds pareil, et encore moins jouer a glisser a cinq centimètre du sol. Soit c'est des pouvoirs psychiques, soit c'est de la magie, et que mes ancêtres s'en retournent dans leurs tombe si c'est le cas !

Zut, raté... Décidément, cette jeune fille était bien trop perspicace pour son propre bien. L'esper ne laissa rien transparaître lorsque la lycéenne vînt dans sa direction, la main toujours sur son arme, mais il a préparait en vitesse plusieurs points de chute possibles qui devraient lui permettre de se faire la malle sans dommage s'il s'avérait que ses intentions restaient belliqueuses.

Elle se baissa pour prendre une barre de fer qui traînait, ce qui soulagea l'esper. Il relâcha sa tension. Elle ne semblait pas du genre à se battre avec autre chose que son arme de prédilection, et l'esper était persuadé qu'elle ne ferait rien de plus qu'une simple atelle. La jeune fille avait visiblement l'intention d'administrer les premiers soins au corps qui lui servait actuellement de coussin.

Dim comprenait son intention, mais il doutait fortement de la lucidité de la jeune femme. Ces voyous étaient les pires, la lie de la société, de simples déchets bon à jeter. Non seulement ils vivaient tels des parasites vindicatifs, se mettant en groupe pour attaquer une cible plus faible, au dépends des autres habitants de la Cité, mais en plus il ne tentaient rien pour s'améliorer. Chacun d'eux avait sûrement eu des occasions de se sortir de son état de simple traîne-patin, mais aucun n'avait eu le courage, ou même l'envie, de la saisir.

Certes, certains avaient été mis au ban de la société par simple discrimination sociale, mais pour l'esper habitué à toujours tout faire pour arriver à ses fins, ces voyous incapables d'apprendre et de s'améliorer dont les corps gisaient désormais dans la petite ruelle ne méritaient rien de mieux que la mort. Néanmoins, Dim préférait tenter malgrés tout de les remettres sur le droit chemin ou, en tout cas, de les empêcher de continuer leurs exactions.
Il n'était pas capable d'arrêter des organisations mafieuses seul, il ne pouvait pas arrêter tout les criminels qui sévissaient dans la cité scolaire, mais il pouvait au moins apprendre à ces abrutis ce qu'il en coûte de mal se comporter, par la force si néscessaire.

-Et j'aurais penser que vous étiez un autochtone, étant donné votre façon de faire. Les gens du coin me connaissent sous le nom d'Hikari no Bokuto, même si je trouve que l'escrimeuse fantôme, c'est assez glorifiant, aussi... Mais je doute que ce soit moi. A moins que vous n'ayez tout inventé, n'est ce pas ?

Dim soupira. Cette gamine réfléchissait décidément beaucoup trop pour sa propre sécurité.

D'ailleur, elle faisait trop de choses néfastes à son espérance de vie. Courir sauver quelqu'un, s'approcher si près d'un inconnu visiblement dangereux pour aider ses victimes, être par trop perspicace... L'esper n'aurait pas été étonné si, par le futur, il la voyait en mauvaise posture.

"Mon histoire d'escrimeuse fantôme sonne peut être faux, mais pas plus qu'une gamine qui se vante elle-même de posséder un titre" pensa t-il, alors que la jeune fille aux cheveux blancs se dirigeait vers la première victime de l'esper, tout en exhortant le gamin, toujours prostré dans un coin, à décamper.
"Peine perdue, c'est le genre de personne à être traumatisée pour un rien il semblerait. Sérieux, qu'est-ce qu'il venait foutre à Strange lui?"

-Pour celui la, je suppose qu'il n'y as rien a faire... Joli coup de pied, au fait. Je doute qu'il ait compris ce qu'il lui est arrivé.

"Je doute même qu'il aurait compris quoi que ce soit, quand bien même je lui aurais expliqué lentement avec des mots simples"

Elle se tourna de nouveau vers lui, tapotant la garde de son arme avec un ton qui aurait pu tuer un diabétique sur-le-champ:

-Bon ? Je me suis presentée, sous la plupart de mes alias, je n'ai montrer aucune preuve de violence envers vous, et je peut vous assurer que ce n'est pas mon genre de frapper dans le dos. Je préfere les approches plus directes. Donc vous pourriez me donner votre nom ? Ou même un alias, je m'en moque. tant que j'ai un moyen de vous appeller autrement que "Monsieur l'esper", je serais satisfaite. Et je n'aime pas être insatisfaite, vous voyez ?

L'esper eut du mal à s'empêcher de rire. Il n'y arriva d'ailleur pas et parti d'un léger gloussement. Il était relativement insensible aux menaces, mais elles lui semblaient particulièrement drôles lorsque lancées par quelqu'un portant encore un uniforme de lycée. Néanmoins, un détail l'énervait toujours un tantinet. Il jeta un bref coup d'oeil au lycéen, toujours recroquvillé sur lui-même et jjugea qu'il pouvait parler librement, celui-ci n'étant pas en état de retenir leur conversation:

- Sors-toi de la tête cet esper énervant jeune fille, je n'en suis pas un aux yeux des gens et j'aimerais que cela reste ainsi. On aime pas vraiment les gens spéciaux dans le coin, et si la faune locale venait à me prendre pour un de ces personnage de manga je risque d'avoir des ennuis plus gros que moi.

Il se releva sans efforts et s'inclina légèrement en direction de la lycéenne, un sourire ironique plaqué sur le visage:

- Je n'ais pas vraiment d'alias, ainsi je pense que tu peux m'appeler comme bon te semble. De toute manière je ne compte pas vraiment te rencontrer à nouveau, nos sphères respectives n'étant pas du même acabit, et notre hobby étant quelque chose qui se pratique en solo, n'est-ce pas?
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Hikaru Hansha


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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:22

L'homme pouffa de rire. Hikaru fronça les sourcils, et empoigna fermement son shinai. Mais elle ne le dégaina pas. Elle avait l'impression que si elle attaquait, l'esper allait disparaitre comme par magie. Après tout, il ne se moquerait pas ouvertement d'elle comme cela après avoir vu ce dont elle était capable. Il regarda rapidement le lycéen qu'ils venaient de sauver, et déclara :

- Sors-toi de la tête cet esper énervant jeune fille, je n'en suis pas un aux yeux des gens et j'aimerais que cela reste ainsi. On aime pas vraiment les gens spéciaux dans le coin, et si la faune locale venait à me prendre pour un de ces personnage de manga je risque d'avoir des ennuis plus gros que moi.

Il se releva du délinquant sur lequel il essuyait ses bottes et la regarda avec une telle ironie qu'elle du déployer des trésors de calme pour ne pas lui écraser son shinai dans la mâchoire, puis l'enchainer avec un coup a la gorge et finalement l'achever a grand coup de Gyakuten. Puissance maximale, cette fois ça...

- Je n'ais pas vraiment d'alias, ainsi je pense que tu peux m'appeler comme bon te semble. De toute manière je ne compte pas vraiment te rencontrer à nouveau, nos sphères respectives n'étant pas du même acabit, et notre hobby étant quelque chose qui se pratique en solo, n'est-ce pas?


Elle eut un sourire aussi

-Oishi Kuranosuke ne mena pas seul sa vendetta contre Tokugawa Tsunayoshi. Il rassembla d'abord les rônins qui servaient autrefois Naganori Asano, et ensemble, ils lavèrent leur honneur et moururent dans la gloire. Comme quoi, l'union fait la force, pas vrai, esper ? Si nous voulons nous révolter contre plus fort ou plus nombreux que nous, il nous faut des alliés !


Elle lâcha le shinai, et s'assit en tailleur a même le sol, prenant garde a ne pas abimer son sac en s'installant. Elle sortit une bouteille d'eau de son sac et avala une gorgée.

- Mais je doute que nos hobby soit les mêmes. Je doute que vous soyez passionner par l'histoire du Japon, monsieur l'esper


Elle insista bien avec ironie sur le dernier mot, tout en lui offrant son plus beau sourire narquois

- Eh, vous m'avez dit que je pouvais choisir comment vous appeler, pas vrai ? Alors tant que vous ne m'aurez pas dit votre nom, ce sera monsieur l'esper, peu importe ce qu'en dit la faune locale ! Je ne crois que ce que je vois, et ce que j'ai vu, c'est un esper, moi. Et puis, je me suis présentée, c'est la moindre des choses que vous le fassiez aussi !
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:25

- Oishi Kuranosuke ne mena pas seul sa vendetta contre Tokugawa Tsunayoshi. Il rassembla d'abord les rônins qui servaient autrefois Naganori Asano, et ensemble, ils lavèrent leur honneur et moururent dans la gloire. Comme quoi, l'union fait la force, pas vrai, esper ? Si nous voulons nous révolter contre plus fort ou plus nombreux que nous, il nous faut des alliés !

L'esper enregistra cette information dans la case de sa mémoire désormais dédiée à la jeune fille. Si elle était une fondue d'histoire médiévale, alors le fait qu'elle porte un shinai n'était sûrement pas anodin. Elle devait certainement respecter un code d'honneur proche de celui des samouraïs de cette époque, voir même penser partager leurs valeurs. Il se promit de faire des recherches en profondeurs, histoire de trouver un moyen d'utiliser ceci à son avantage.

-Mais je doute que nos hobby soient les mêmes. Je doute que vous soyez passionner par l'histoire du Japon, monsieur l'esper. Eh, vous m'avez dit que je pouvais choisir comment vous appeler, pas vrai ? Alors tant que vous ne m'aurez pas dit votre nom, ce sera monsieur l'esper, peu importe ce qu'en dit la faune locale ! Je ne crois que ce que je vois, et ce que j'ai vu, c'est un esper, moi. Et puis, je me suis présentée, c'est la moindre des choses que vous le fassiez aussi !

C'est bien ma veine, j'ai pas l'impression qu'elle veuille lâcher l'affaire. Pensait avec une certaine irritation l'esper, alors que la jeune fille le gratifiait d'un sourire narquois.
Il avait maintenant la confirmation que son interlocutrice était bel et bien intéressée par le passé du Japon. Cependant, si elle continuait à l'appeler "monsieur l'esper" à tout bout de champ, il risquait d'avoir quelques problèmes.
Quoique. Après tout elle peut bien m'appeler comme elle veut, c'est pas comme si j'envisageais de traîner dans le coin...
Il la gratifia en retour d'un sourire radieux, tout en couvrant la distance qui les séparait.

-Vois-tu, Hikaru-san, peu m'importe que tu te sois présentée. Comme tu l'as très justement fait remarquer, nous n'avons pas les mêmes occupations. Je ne suis malheureusement pas passionné d'histoire médiévale, et on ne survit pas longtemps dans mon...secteur d'occupation, si on est pas prudent. Et je ne compte pas mourir de si tôt, même dans la gloire.

Il s'arrêta quelques instants. Cela faisait six ans. Six ans qu'il se cachait dans ce coin pourri. Six ans qu'il livrait des informations à des commanditaires inconnus, sans même savoir quel usage il en était fait. Six ans qu'il se battait quotidiennement pour réguler autant qu'il le pouvait les problèmes dans Strange... Peut-être qu'il se sentait un peu mélancolique, toujours est-il que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas eu une véritable conversation avec quelqu'un. Il décida donc de continuer à parler encore un peu, tout en s'exhortant mentalement à la prudence.
En effet, il n'avait aucun moyen de savoir réellement ce que venait faire cette gamine dans le coin. Elle lui proposait une alliance, mais qui sait... Il devait rester méfiant.

-Les noms ont une grande importance tu sais. Evite de donner le tiens aussi facilement, surtout à un illustre inconnu que tu viens de croiser, surtout dans le District 10, et surtout alors que tu est encore à portée de voix de tes victimes. Je ne suis pas passionné par l'histoire avec un grand H, mais considère-moi comme un spécialiste de petites histoires, des anecdotes si tu préfère. Et j'en connais trop qui ont connues une fin précipitée, presque toujours à cause de telles insouciances.
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:25

L'esper s'avança vers elle. Instinctivement, Hikaru estima le meilleur moyen de se débarrasser de lui. "Il faut l’empêcher de se concentrer. Frapper au crâne, n'importe ou, le désorienterait suffisamment pour qu'il ne puisse plus se servir de ses pouvoirs... J'espère" Mais cette réflexion était apparemment inutile. Un grand sourire aux lèvres, il déclara :

-Vois-tu, Hikaru-san, peu m'importe que tu te sois présentée. Comme tu l'as très justement fait remarquer, nous n'avons pas les mêmes occupations. Je ne suis malheureusement pas passionné d'histoire médiévale, et on ne survit pas longtemps dans mon...secteur d'occupation, si on est pas prudent. Et je ne compte pas mourir de si tôt, même dans la gloire.

Il marqua une pause, songeur. A son regard, elle pouvait presque sentir que parler avec des inconnus n'était pas quelque chose dont il avait l'habitude. Parler tout simplement, même, devait être quelque chose qu'il faisait rarement. Ses occupations, si il en avait, était surement très solitaires...

-Les noms ont une grande importance tu sais. Evite de donner le tiens aussi facilement, surtout à un illustre inconnu que tu viens de croiser, surtout dans le District 10, et surtout alors que tu est encore à portée de voix de tes victimes. Je ne suis pas passionné par l'histoire avec un grand H, mais considère-mi comme un spécialiste de petites histoires, des anecdotes si tu préfère. Et j'en connais trop qui ont connues une fin précipitée, presque toujours à cause de telles insouciances.

Elle fronça les sourcils. Ils n'avaient pas du tout la même vision des noms. Elle voyait les noms, et surtout les surnoms, comme des honneurs, qu'il fallait porter avec fierté. Après tout, n'étaient ils pas le premier héritage qu'ils recevaient de leur parents ? Ne devaient ils pas les porter dignement, si ils étaient fiers de leur lignée ? Pour elle, refuser de donner son vrai nom, c'était avoir honte de ses origines. Les surnoms, c'était une autre affaire : on ne les recevaient pas des parents, mais des autres en général. Ils expriment ce a quoi les autres vous identifient. Et plus ils sont connus, plus cette image resplendit. Avoir un surnom, positif, tout du moins, était le plus grand des honneurs et la plus grande des fiertés pour Hikaru, et c'est pour ça qu'elle n'avait aucune gêne a le dévoiler a qui que ce soit, tout comme son vrai nom.

Mais elle n'exposa pas son point de vue a l'esper. Notamment parce que le faire l'aurait amenée a insulter indirectement la famille de l'esper, et elle ne voulait pas que la conversation se termine la dessus. Car la dernière déclaration de l'esper l’intéressait tout particulièrement : Il avait l'air calé sur les rumeurs, et semblait savoir fourrer son nez un peu partout discrètement. Ce qui l’intéressait, vu qu'elle était a la recherche de quelqu'un.

-Un spécialistes des anecdotes, c'est ça ? Je pense qu'il est possible que nous ayons a faire ensemble, alors.


Elle rangea sa bouteille, sortit un petit mouchoir blanc de son sac et dégaina son shinai, et commença a nettoyer les taches de sang

-Je suis a la recherche de quelqu'un. Je suppose que vous avez du entendre parler de cette histoire comme quoi un level 0 aurait vaincu en combat un level 5, pas vrai ? Et bien, en tant que level 0, j'ai envie d'en savoir plus sur cette histoire. Qu'elles étaient les noms des combattants, par exemple. Leurs capacités réelles, leur passé, le déroulement du combat.

Elle leva le regard de son shinai et lui adressa un sourire en coin

-Et évidemment, leur positionnement actuel. Bien sur, je peut vous payer. Je n'ai pas d'argent, mais je peut surement vous rendre service d'une manière ou d'une autre. Après tout, vous avez vu de quoi je suis capable, pas vrai ? Une bonne combattante peut être utile monsieur l'esper...
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:35

-Un spécialistes des anecdotes, c'est ça ? Je pense qu'il est possible que nous ayons a faire ensemble, alors.

Le oreilles de Dim s'ouvrirent instinctivement, bien que la situation était pour le moins cocasse. Il s'en rendit rapidement compte alors que la jeune fille s'atellait à essuyer son sabre. Comme si une simple gamine pouvait espérer payer ses services... Il ne demandait pas énormément d'argent, mais le niveau de vie d'un étudiant dans la cité était parfois même inférieur à celui de l'esper, qui était déjà largement sous le seuil de pauvreté.

-Je suis a la recherche de quelqu'un. Je suppose que vous avez du entendre parler de cette histoire comme quoi un level 0 aurait vaincu en combat un level 5, pas vrai ? Et bien, en tant que level 0, j'ai envie d'en savoir plus sur cette histoire. Qu'elles étaient les noms des combattants, par exemple. Leurs capacités réelles, leur passé, le déroulement du combat.

Petite pose accompagné d'un sourire. Comme elle peut être prétentieuse, pensa l'esper. Non, pas prétentieuse, fière et sûre d'elle certainement. Trop sûre d'elle.
Néanmoins, c'était au moins la sixième fois qu'on faisait appel à ses services sur cette question, ainsi il pourrait peut-être même effectuer la transaction à l'endroit même, ce qui arrangerais vraiment l'esper, éternellement fauché.
Mais un regard sur la jeune fille le rappela à l'ordre. Même avec beaucoup de chance il ne pourrait pas tirer ne serait-ce que le quart du prix qu'il avait fait payer précédemment, et ses principes lui interdisaient formellement de faire des réductions de prix. Il s'apprêtait donc à refuser lorsque la lycéenne continua:

-Et évidemment, leur positionnement actuel. Bien sur, je peut vous payer. Je n'ai pas d'argent, mais je peut surement vous rendre service d'une manière ou d'une autre. Après tout, vous avez vu de quoi je suis capable, pas vrai ? Une bonne combattante peut être utile monsieur l'esper...

Ouais, elle est vraiment fière de ce qu'elle sait faire. Pensa l'esper alors qu'il se demandait comment une gamine pouvait être aussi lucide et aussi stupide en même temps.

-Une bonne combattante? Il me semble que je me débrouille assez bien jusqu'ici, je n'ais nul besoin des services d'une lycéenne. D'ailleur qu'est-ce que j'en ferais hein? Celà fait des années que j'ai pas eu de problèmes, et modifier mes habitudes ne peut que m'en apporter.

Inutile de continuer cette discussion plus longtemps de l'avis de Dim, cela ne lui apporterais rien de plus. Il continua donc à avancer alors qu'il entendait la jeune fille se relever derrière lui. Son but était de se mettre hors de vue pour pouvoir regagner la tranquilité des toits, loin de ces lycéennes douées en escrime et des problèmes qu'elles traînaient.

Son ventre gargouilla.

Tout bien réfléchi, cela faisait tout de même trois jours qu'il n'avait rien mangé, et l'argent qu'il avait pris sur les voyous n'allait pas lui permettre d'acheter de quoi se chauffer s'il devait prendre de la nourriture. Et avec l'hiver qui arrivait, les gens étaient moins enclins à demander ses services. Etrangement, ils semblaient plus s'intéresser à la vie de leurs congénères lorsqu'il faisait beau et chaud, se terrant chez eux dès que les premiers frimas pointaient leur nez.
Ce que lui rapportaient ses travaux "au noir" n'était qu'une vaste blague lui permettant tout juste de payer les bouteilles d'eau qu'il consommait, et ses chats mangeaient généralement deux fois plus en hiver ce qui se ressentait violemment sur les finances de l'esper. Cela promettait encore de nombreux jours à passer le ventre vide. A moins que...
Il s'arrêta et se retourna, se rendant compte par la même occasion que la jeune fille était dangereusement proche puisqu'elle avait dû plier net pour ne pas lui rentrer dedans:

-Tout bien réfléchi je pense qu'on peut s'arranger.

Il regarda la lycéenne droit dans les yeux avec un air des plus sérieux, il jouait là ses finances de la semaine:

-Il se trouve que les affaires ne sont pas excellentes en ce moment, même les racailles en leur genre ne me rapportent pas assez d'argent.
Il voulait bien sûr parler des huit corps toujours étendus dans la ruelle.
-Du coup j'ai une proposition. Je te livre l'info à deux conditions, et uniquement ces deux-là. Il n'y aura aucune négociation.
Il leva un doigt en l'air: Primo, si un jour je demande ton aide, pour quelque raison que ce soit, tu dois jurer de me l'apporter, et ce sans poser la moindre question.
Il leva un second doigt, l'air toujours aussi sérieux: Deuxio...je veux que tu me paye un buffet à volonté dans un restaurant, je donnerais n'importe quoi pour de la bouffe cuisinée.


Son air sérieux était on ne peut plus vrai. Si la gamine n'acceptait pas, ça serait pour lui le début d'un régime hivernal à base de nouilles instantanées à moitié prix, ce qui n'était pas pour le réjouir.


Dernière édition par Dim Rebon le Jeu 26 Sep - 18:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:36

-Une bonne combattante? Il me semble que je me débrouille assez bien jusqu'ici, je n'ais nul besoin des services d'une lycéenne. D'ailleur qu'est-ce que j'en ferais hein? Celà fait des années que j'ai pas eu de problèmes, et modifier mes habitudes ne peut que m'en apporter.

Il s'éloigna sans plus de commentaire. Hikaru sauta sur ses pieds, et commença a lui courir après, shinai a la main. Hors de question qu'il s'en aille comme ça ! C'était peut être sa meilleur chance de retrouver ses quidams, elle n'allait pas la laissait passer comme ça ! Surtout qu'elle ne savait toujours pas le nom de cet esper. Et elle détestait laisser des questions sans réponses. Mais alors qu'elle allait lui attraper le bras pour le forcer a ce retourner, il se retourna. Elle écarquilla les yeux de surprise, et pila net. Sans ses réflexes, elle lui serait probablement rentré dedans...

-Tout bien réfléchi je pense qu'on peut s'arranger.


Il la regarda sérieusement, droit dans les yeux. Elle lui rendit un regard équivalent, hormis le petit sourire satisfait qu'affichait son visage.

-Il se trouve que les affaires ne sont pas excellentes en ce moment, même les racailles en leur genre ne récoltent pas assez d'argent


Elle haussa un sourcil, et jeta un coup d'oeil aux racailles encore dans les vapes. Alors il avait l'habitude de faire ça... Décidément, elle l'aimait de moins en moins.

-Du coup j'ai une proposition. Je te livre l'info à deux conditions, et uniquement ces deux-là. Il n'y aura aucune négociation. Primo, si un jour je demande ton aide, pour quelque raison que ce soit, tu dois jurer de me l'apporter, et ce sans poser la moindre question. Deuxio...je veux que tu me paye un buffet à volonté dans un restaurant, je donnerais n'importe quoi pour de la bouffe cuisinée.


La tête qu'elle tira aurait pu faire mourir de rire n'importe qui, tant l'incrédulité transparaissait sur son visage. "Ne prend pas un air aussi dramatique pour une demande aussi futile, bon sang !" exhorta t elle mentalement. Puis elle fit disparaitre sa face idiote, et considéra sérieusement la proposition : La première condition était assez nébuleuse. Cela pouvait impliquer a peu près n'importe quoi, du "va me chercher le journal" a "va assassiner le directeur de Tokiwadai". Elle doutait toutefois qui lui demanderait une action illégale : Après tout, si elle se faisait attraper, elle n'aurait strictement aucun scrupule a le dénoncer. Donc tant que cela n'impliquait pas d'activité illégale, cette condition lui allait. La deuxième, cependant...

Elle ouvrit son sac et sortit son porte feuille. Dedans, cinq billets de mille yens. "C'est assez pour un repas, ça ?" se demanda t elle tout en fouillant dans le fond voir si il n'y avait pas quelques piécettes qui trainait. Elle songea a retirer de l'argent de son compte en banque : Elle devait avoir dans les 10 000 yens, dessus. C'était l'argent qu'elle mettait de coté pour son nouveau shinai, celui qu'elle avait actuellement n'étant pas de la première jeunesse. En effet, elle l'avait depuis l'âge de 9 ans, ce qui est très vieux pour une arme censée rester impeccable sinon refusée en compétition. Elle poussa un soupir, et jeta un coup d’œil a l'esper. Il semblait sur le point de crever d'inanition, elle pouvait comprendre qu'il fasse une demande pareille. C'était surement le plus gros rabais qu'il ait jamais fait, motivé par une situation probablement plus ou moins critique. Elle afficha une mine résignée

-Bon... Ben ou est le restaurant le plus proche ? J'espère que tu est prêt a manger assez vite, je n'ai que deux heures devant moi. Je travaille après.

Elle rangea son porte monnaie, en songeant au fait que si elle lui payait ce repas, tant qu'a faire, elle en prendrait un aussi. Ça lui calerait l'estomac jusqu’à demain soir, si elle mangeait bien.

-J'espère que ça vaut le coup, vos informations. Je vais surement rater les internationaux a cause de ça, alors si ça ne vaut pas le coup, je vous promet que je vous court après dans toute la Cité Scolaire et au delà pour vous faire vomir votre repas... Rien a faire que vous puissiez glisser a cinq centimètres du sol ou a dix mètres.
grommela t elle finalement
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MessageSujet: Re: Sauvetage concurrenciel [Dim Rebon & Hikaru Hansha]   Mar 3 Sep - 21:38

S'ils avaient pu, les yeux de Dim auraient brillés à la vue des billets que la jeune fille possédait, ayant complètement oublié les quelques 10 000 yen qu'il avait nochalamment mis dans sa poche arrière. Il n'était pas habitué à avoir autant d'argent et sa discussion avait détourné son attention, aussi sa nouvelle fortune lui était complètement sortie de l'esprit.

-Bon... Ben ou est le restaurant le plus proche ? J'espère que tu est prêt a manger assez vite, je n'ai que deux heures devant moi. Je travaille après.

Cela signifiait implicitement qu'elle acceptait. Cela lui donnait une alternative intéressante et une alliée qui semblait plutôt capable mais sans liens avec lui, juste ce qui lui manquait. La curiosité de l'esper le titilla alors que la jeune femme lui annonçait sa nescéssité d'aller travailler, mais il se retînt de lui poser toutes les questions qui lui passaient par la tête. Néanmoins, l'esper ne comptait pas se satisfaire du "restaurant le plus proche", puisqu'il s'agissait d'un bar particulièrement mal famé où la spécialité du patron était l'omelette trop cuite.

-J'espère que ça vaut le coup, vos informations. Je vais surement rater les internationaux a cause de ça, alors si ça ne vaut pas le coup, je vous promet que je vous court après dans toute la Cité Scolaire et au dela pour vous faire vomir votre repas... Rien a faire que vous puissiez glisser a cinq centimètres du sol ou a dix mètres.

Bien sûr qu'elles valent le coup. Je suis pas informateur pour des prunes, andouille. Pensa l'esper, bien qu'il préféra exprimer ses pensées d'une autre façon.
-Hum, si tu veux mon avis il vaut mieux éviter autant que possible les restaurants du coin. C'est plutôt...mal famé si tu vois ce que je veux dire. Allons en ville, on devrais pouvoir trouver des trucs intéressant...
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